Mail a Mrs. Paoli et Malachane du 15-03-2017

De : STOLZ Jean-Louis
Envoyé le :mercredi 15 mars 2017 17:14
À : didier.paoli@grandavignon.fr; bernard.malachane@mairie-avignon.com
Cc : TOUBOUL Simone; CHEVANDIER Jacqueline; MATTEÏ Louis-Frédéric; FONCIA Avignon
Objet :Arbres abattus. Allées Romanes Montfavet

A l’attention de
Monsieur Didier PAOLI, Directeur-adjoint de l’Aménagement et de l’Action Economique au Grand Avignon
Monsieur Bernard MALACHANE, Responsable à l’Urbanisme, Mairie d’Avignon

Cher Monsieur Paoli, cher Monsieur Malachane,

Nous vous remercions tout d’abord de nous avoir aimablement reçus lors de notre récent passage en vos bureaux.

Après réflexion et concertation entre propriétaires, il nous semble intéressant de vous reformuler notre situation et réintroduire nos griefs.

Pour rappel, notre problème est le suivant :
Abattage important d’arbres sur le terrain de la nouvelle résidence « Les Jardins de la Pinède » avenue de la Pinède à Montfavet (et voisine de la nôtre « Les Allées Romanes » rue Lucie Aubrac) ainsi que le long de la Filiole de Montfavet située entre les 2 résidences.
Cet abattage a entraîné une perte importante d’intimité, de vue verdoyante et donc de valeur de nos appartements.

Les 2 causes du problème :

Cause nr 1 : Abattage excessif (?) d’arbres sur le terrain de la nouvelle résidence.
Le permis de construire Nr PC/84007.12.10071 de 2012 à 2016 octroyé à la nouvelle résidence voisine l’a été sur la base de documents enregistrés avec des mentions précisées sur les plans :
– « Conservation des plus beaux spécimens, suppression des ronces, des haies et des petits arbustes de moins de 2m »
– « Existant » avec figuration du lieu et représentation à priori du volume du feuillage existant
– « Zone boisée conservée »…
Or, au moins 3 arbres figurant sur le permis de construire, dont un pin centenaire, ont été abattus depuis le début des travaux.
Du côté de notre résidence (au nord), tout (ou presque) a été abattu sur le terrain de leur propriété et y compris dans la partie limitrophe dépendante de l’ASA (cf 2e cause) et ce dans le plus grand irrespect pour le moins du règlement intérieur de l’AGROPARC qui précise bien, dans ses articles UPH 11 et 13, les normes environnementales végétales.
Difficile de comprendre un promoteur immobilier qui vante et présente sa résidence « Les Jardins de la Pinède » et mentionne un texte tel que « dans la zone verte de l’AGROPARC au cœur d’un parc paysager composé de pins et d’arbres centenaires »…. puis s’empresse de détruire cet environnement végétal existant en négligeant lieu et loi.

Il serait donc important de vérifier :
   – la nature des arbres abattus et qui ne devaient pas l’être
   – et si des arbres abattus doivent être remplacés, qui a l’autorité pour surveiller et contrôler la replantation ?

Cause nr 2 : Abattage sauvage d’arbres le long du canal (et repris sur le plan PLU section BO).
Mr Pascal, président de l’ASA des Canaux a profité de l’accès par la nouvelle construction pour « nettoyer » (d’après son terme) le canal et ses abords le long de nos propriétés.
Malheureusement, le mot nettoyage consiste pour lui en un abattage pur et simple. Par chance, on était présent lors de celui-ci et, à plusieurs reprises, on a contacté directement son bureau ainsi que le constructeur.
Ce n’est que lors de la deuxième intervention sur place et grâce à l’arrivée du coordinateur des travaux de la nouvelle résidence que Mr Pascal a accepté d’interrompre l’abattage. Sinon, comme il nous l’a dit, tous les arbres du canal (sauf les platanes) allaient être coupés.
Comme son abattage a commencé hélas par les gros arbres, il ne nous reste à certains endroits que des parties d’arbres ou arbustes !
Les arguments répétés de Mr Pascal pour justifier son abattage sont :
– les arbres étaient morts ou malades
– ils risquaient de tomber, rendant responsable l’ASA le cas échéant
– le besoin d’assurer le bon écoulement de l’eau
Mais ces arguments nous semblent très légers ou non fondés : à notre avis, les arbres ne sont dans leur grande majorité ni morts ni malades (nous avons des photos d’avant et on peut le voir encore sur Google Earth).
D’autre part, l’écoulement de l’eau n’était entravé par rien mais au contraire, les arbres existants servaient de consolidation pour les berges du canal.
D’après nous, il suffisait éventuellement d’élaguer certains arbres et nettoyer un peu l’intérieur du canal, ce que l’ASA propose comme travail sur leur panneau mais Mr Pascal nous a déclaré qu’en réalité, c’est plus facile et moins cher de les couper…

Force est de reconnaître que dans bien des pays d’Europe, les constructions nouvelles se font dans le respect de l’environnement végétal existant…et autour !!!
Il est regrettable qu’en France, qui plus est dans un endroit protégé comme l’AGROPARC, cette règle ne soit pas de mise voire est contournée et bafouée.

En conclusion, notre souhait est :
La reconstitution d’un écran vert le plus complet et le plus haut possible entre les 2 résidences. Concrètement, contraindre le constructeur de la nouvelle résidence et l’ASA à une replantation rapide avec des arbres déjà hauts et si possible en concertation avec nous.

Notre syndic nous a proposé de nous adresser à notre assurance Protection Juridique. D’autre part, Mr Pascal nous a dit de nous adresser pour toute plainte au préfet (selon lui, sa seule autorité hiérarchique).
Cependant, dans un objectif de bonne entente, nous préférons nous adresser d’abord à vos services ayant perçu une réelle implication de l’esprit de l’Agroparc.
D’autre part, nous pensons qu’il devrait être dans vos compétences de faire respecter le règlement de l’Agroparc auprès du constructeur et d’en faire respecter du moins son esprit auprès de l’ASA des Canaux.

Nous comptons donc sur votre compréhension et espérons une intervention positive de votre part afin de nous aider à retrouver à court terme le cadre intime et vert de nos appartements ainsi qu’un peu de leur valeur d’origine.

Dans l’attente de votre réponse et vous en remerciant vivement à l’avance, nous restons à votre disposition pour tout contact complémentaire désiré.
Avec nos meilleures salutations.

Simone TOUBOUL, Jacqueline CHEVANDIER, Louis-Frédéric MATTEÏ et Jean-Louis STOLZ
Pour la résidence « Les Allées Romanes » et son conseil syndical